Asnières: La commémoration du 17 octobre 1961 fait encore polémique.

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Publié le 18 octobre
Par olivier Bureau.

Le 17 octobre 1961 à Paris, dans un contexte excessivement tendu, une manifestation pacifique boycotte le couvre-feu alors imposé aux Algériens. Les rassemblements se soldent par une terrible répression policière, et la mort de nombreux Français d’Algérie, souvent venus des communes de banlieue comme Nanterre ou celles de la boucle nord. Une fois de plus, les commémorations de ce drame suscitent d’intenses polémiques, notamment à Asnières et à Colombes.

A Asnières, le maire (UMP) attaqué à droite

Deux élus de droite sont montés au front pour contester la cérémonie organisée aujourd’hui à 15 h 45, place Marguerite-Durand, en contrebas du pont de Clichy. Tous deux rappellent que c’est le maire précédent, le socialiste Sébastien Pietrasanta, qui avait choisi d’y associer la commune. Conseiller municipal (DVD), ancien adjoint de Manuel Aeschlimann de 2001 à 2008, Thierry Le Gac fustige « le revirement de la municipalité » qui, écrit-il sur son blog, « avait dans un premier temps décidé de ne pas participer à cette commémoration ». « C’est de la pure récupération politique », estime l’intéressé. Marqué nettement plus à droite, Laurent Martin-Saint-Léon, maire adjoint à l’emploi, préfère « bâtir l’avenir avec les populations de Français d’origine maghrébine plutôt que de verser dans une repentance politicienne ». Selon lui la cérémonie « ne peut que contribuer à perpétuer un climat de haine et de défiance à l’égard de la France ». Et d’évoquer ce 17 octobre 1961 comme « un événement aux conséquences tragiques qui fut déclenché par le FLN en guerre contre les soldats français. »

Peu désireux de recevoir des leçons de patriotisme, Manuel Aeschlimann balaye ses attaques : « Quand on est maire, on doit mettre de côté ses opinions personnelles. Ma mission est de rassembler. Quoi que je pense, cette commémoration existe, avec des citoyens de tous bords, de toutes origines. Ce n’est pas à moi de l’empêcher ou de la boycotter. »

A Colombes, la mairie (UMP) veut rester neutre

Mi-septembre, l’association Solidarité algérienne en Europe (SAE) contactait la municipalité afin de savoir si elle comptait « reconduire la rencontre mémorielle ». Et de demander, le cas échéant, la mise à disposition du matériel de sonorisation. La réponse est limpide : « Nous ne mettrons aucun matériel à disposition des participants », écrit Nicole Goueta, la maire (UMP), qui renvoie l’association vers la préfecture pour obtenir éventuellement une autorisation de manifester. Les élus PS de la ville ont eux aussi condamné l’attitude de la maire. « La municipalité gaulliste de Colombes de l’époque a-t-elle été impliquée dans ces événements ? En porte-elle une quelconque responsabilité ? Aucunement, réplique Nicole Goueta. Cette commémoration ne fait pas partie des cérémonies officielles. Je ne me reconnais pas dans certains accents qu’elle véhicule. Le respect dû aux morts commence par la décence de ne pas les instrumentaliser. »

 

2014-10-17 parisienSource: le Parisien

admin

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